Posts Tagged ‘Marché immobilier’

La fonte des gratuits immobiliers

Posted on novembre 27th, 2008 by by Le Tribulateur

Signe bien visible de la dégradation de l’état de santé du marché immobilier, les gratuits immobiliers (du genre Logic Immo ou Reflex Immo) n’ont pas l’air à la fête ces derniers temps.

Je me suis encore fait la réflexion ce matin en en prenant un de chaque édition. En effet, c’est un support de moins en moins épais que je vois paraître au fil des semaines.

Ces gratuits étant uniquement des espaces publicitaires achetés par les agences immobilières et les autres services connexes, on comprend bien la santé du secteur en jugeant l’épaisseur de l’édition.

Je veux bien que l’on soit quasiment début décembre et que ça ralentit inévitablement pendant la période des fêtes. Mais là, c’est bien plus que d’habitude. L’édition fait au bas mot deux fois moins de pages que ce que ça pu être à une période plus florissante. Pas très bon signe tout ça.

Enfin, je dis ça, je dis rien. Moi, mon sort est plié.

… to be continued … (to be melted-down)

This is the end…

Posted on octobre 24th, 2008 by by Le Tribulateur

Avec pour accompagnement ce magnifique et pesant titre des Doors, c’est un peu triste mais libéré que je vous annonce que je ferme Home Quest.

Cette décision difficile s’est imposée d’elle-même aux vues des événements de ces dernières semaines et surtout de leur violence. On le sait tous, si entreprendre, ce n’étaient que des décisions faciles à prendre, tout le monde serait entrepreneur! You gotta do what you gotta do.

J’ai eu contre moi une conjoncture déjà difficile ces derniers mois, et qui s’est fortement dégradée (et ce n’est pas fini) et tout ceci rend la perspective de normalisation du marché un peu trop éloignée.

Je l’avais largement évoqué en juillet, ce que j’expliquais alors n’a fait que s’amplifier. Je pariais alors sur un marché qui allait rentrer en baisse de manière sereine et fluide.

Mais à la faveur des événements financiers et boursier de septembre et octobre, le marché s’est brutalement glacé sur place, me laissant penser que l’éclaircie mettra plus de temps à venir alors que je n’ai plus trop le temps d’attendre car mes marges de manÅ“uvres tant personnelles que professionnelles s’amoindrissent avec le temps qui passe.

En effet, pour tourner, j’ai besoin de biens à vendre (à des prix cohérents) et j’ai besoin de clients motivés et solvables.

Ces derniers ont été vitrifiés par ce qu’il vient de se passer et sont trop traumatisés (la fameuse confiance …) pour envisager un achat immobilier alors que les prix à Paris n’ont jamais été aussi hauts et que les taux n’ont pas arrêté de monter sur les 18 derniers mois. Résultat, les rares clients que j’avais encore préfèrent attendre et le téléphone ne sonne plus.

Quand aux rares biens qui pourraient correspondre, soit ils sont trop chers (et largement), soit ils partent en un temps éclair.

Je n’arrive donc plus à faire mon chemin dans cet environnement. C’est pour cela que je jette l’éponge.

C’est une page qui se tourne certes un peu abruptement. J’avais prévu de sortir du jeu très vite en cas de dégradation subite. Nous y voilà. C’est une nouvelle page vierge qui est sous mes yeux. A moi d’écrire la suite de cette histoire qui est forcément porteuse de promesses. Je l’aborde avec appréhension et quelques doutes, forcément, mais avec l’excitation de ne pas savoir ce qui m’attends!

Je vais en outre, un peu plus tard, revenir sur différents points, notamment :

  • ce que va devenir ce blog,
  • ce que je compte faire après HQ,
  • comment on fait pour fermer une boite (après Étapes de la Création d’une Entreprises, Étapes de la fermeture d’une entreprise…),
  • ce que je n’ai pas bien fait. Ou ce que j’aurais fait différemment.

Bref, il y aura quoi qu’il arrive encore un peu d’activité sur ce blog!

… to be continued … (to be ended)

Panique sur l’immobilier?

Posted on octobre 16th, 2008 by by Le Tribulateur

C’est avec ce titre un peu provocateur (quoi que…) que Empruntis vient de sortir une étude sur l’évolution à la fois des taux et des conditions d’emprunt et des prix des biens immobiliers.

Étude que je trouve très intéressante et dont le scénario prévisionnel est assez en ligne avec ce que je ressens personnellement de la situation.

Je vous reproduits ici le document pdf pour ceux que ça intéresse. Au passage, ça ré-explique en 6 étapes comment l’histoire des subprimes s’est propagée dans nos économies européennes. Une petit piqure de rappel pour ceux qui auraient raté les subprimes pour les nuls. (cliquer sur le bazar pour télécharger l’étude)

panique_immobilier Panique sur limmobilier?

… to be continued … (to be panicked?)

Back to business

Posted on août 26th, 2008 by by Le Tribulateur

Voilà, ayé, c’est ma rentrée.

Quand je vois l’état de ma boite mail, j’ai peur. Plus de 300 mails à traiter (j’ai déjà tout trié) (Edit 17h30: je viens de trouver 50 mails en plus de derrière les fagots. Misère!). Voilà qui va me prendre je pense toute la (petite) semaine.

Ces vacances et cette coupure de trois semaines (une première) m’ont fait un bien fou. J’ai réussi à déconnecter complètement. En même temps, quand tu es à quelques centimètres d’une tortue aquatique qui vient au contact ou d’un poisson clown (qui vient, lui aussi, au contact), il est difficile de penser à autre chose! Promis, je vous mettrai quelques photos d’ici peu.

Bref, c’est un Tribulateur bien requinqué, en pleine forme et avec un bon moral qui attaque la rentrée. Ce qui n’était pas le cas, osons le dire, à la rentrée précédente!

L’inconnue à ce stade, ça va être de savoir comment le marché va se comporter dans les quelques mois qui viennent. Dire que ces mois seront décisifs n’est pas un vain maux mot. Wait and see! A chaque jour suffit sa peine.

Bon, et vous, la forme? Les vacances? Bien?

… to be continued … (to be returned)

J’ai bien failli tout arrêter

Posted on juillet 10th, 2008 by by Le Tribulateur

Je vous l’avais dit sans détour qu’en 2008, ça passerait ou ça casserait. J’ai bien failli devancer l’appel et j’ai été à deux doigts de jeter l’éponge, purement et simplement au 30 juin.

Retour sur quelques mois qui ont été particulièrement difficiles et éprouvants.

Le marché: pénurie de bons produits à vendre.
(Pour rappel, je vous avais donné précédemment quelques chiffres clés sur le marché immobilier et vous avais donné mon sentiment sur l’évolution des prix immobiliers)

L’année immobilière est rythmée par deux temps forts dans l’année, la rentrée de septembre et les mois de printemps. Ces deux périodes sont en général actives en terme de transaction, avec à la fois une offre de biens à vendre renouvelée et des clients présents et motivés. Le redémarrage de septembre 2007 n’a été que timide. Idem pour celui du printemps 2008. La situation à laquelle j’ai été confrontée a toutefois été différente. A l’automne, il y a eu peu de bien nouveaux qui sont arrivés sur le marché mais de l’autre côté, j’avais encore de la demande. Au printemps, pas de biens, pas de demande. Le calme plat.

Les clients: inflexibilité ou frilosité.
J’ai été confronté à deux types de comportement de la part de mes clients ces derniers mois. Les premiers restaient quasiment arc-boutés sur leurs critères, malgré la difficulté de ces derniers. Quelques fois, les messages que je tente de faire passer ne passent pas. Il n’est pas toujours évident de faire entendre raison…

L’autre comportement que je vois depuis le début de l’année, c’est l’extrême frilosité au moment de s’engager. La peur sans doute d’être le dernier à acquérir au prix fort avant que ça ne se calme. Donc je me suis retrouvé, trois fois de suite confronté à ce cas ces dernières semaines: je trouve un bien, le client est intéressé, il fait une offre, la discussion s’engage, on arrive à un prix d’équilibre entre le vendeur et l’acheteur. Et puis l’acheteur prend peur, et décide de ne pas signer. A la dernière minute. Rageant, décourageant et assommant. Dans des moments pareils, pas facile de rester philosophe.

Un autre cas que j’ai malheureusement vécu, c’est un mélange entre l’inflexibilité et frilosité qui fait que certains clients font des propositions sans communes mesure avec la réalité des prix. En sur-anticipant une baisse qui n’est pas encore venue. Ce qui a pour effet d’avoir des vendeurs et des acheteurs dont les positions sont très éloignées. Trop.

Les confrères: même constat.
La question qui se pose avec un contexte comme ça, c’est “suis-je le seul ou est-ce partout pareil?”. Et bien il semblerait que ça soit partout pareil. On se parle avec nos confrères, tant parisiens que provinciaux. On évoque ces difficultés que l’on espère passagères. On a l’occasion de le faire car on se retrouve à Paris une fois pas mois pour un petit-déjeuner d’échange. Et bien c’est un peu la soupe à la grimace. Plusieurs on même évoqué n’avoir fait pour l’instant que le tiers de l’activité de l’année dernière à la même période.

Dans ces moments là, j’ai une pensée pour mes pauvres confrères qui viennent juste de s’installer. Car eux doivent souffrir encore plus que les autres…

Alors, comment mener sa barque dans une telle tempête?
Considérant que la dernière recherche que j’ai conclue remonte à mi-novembre et que le taux de réussite de mes recherches est en chute libre, comment faire pour s’en sortir? Ajoutez à ce contexte quelque peu difficile le fait que j’ai pu aussi commettre quelques monumentales erreurs d’appréciation avec certains clients et vous avez un tableau assez sombre.

En mars, j’ai pris un bureau pour pouvoir changer de braquet et me tenir prêt pour le redémarrage de printemps qui n’a pas eu lieu. Et au fur et à mesure des semaines qui avançaient, je ne voyais pas le ciel s’éclaircir pour autant. C’est à ce moment-là que j’ai été tenté de jeter l’éponge. Pire, j’avais décidé de le faire. En me disant que si je n’avais rien conclu au 30 juin, j’arrêtais les frais. Tout arrêter fin juin me permettait peu ou prou de repartir avec l’argent que j’ai mis en capital au moment du démarrage. Et passer à autre chose.

Et puis, je me suis ravisé. Sur les conseils de certains entre autre. Même si je n’ai pas fait d’affaire avant fin juin. Et aussi sur le constat que la difficulté de cet environnement n’était que passagère. Ce qui manque au marché en ce moment, c’est de la fluidité. Il y a eu beaucoup d’attentisme de la part des différents acteurs ces derniers mois. Mais la réalité ne change pas. Quel que soit le contexte, les gens ont besoin de se loger. La famille qui s’agrandit, les couples qui se séparent. La vie en somme, car l’immobilier, c’est la vie.

Je fais aussi très cyniquement le pari que les difficultés du marché vont avoir des conséquences toutes darwiniennes. Et donc qu’il y aurait inévitablement des morts tout au long du chemin. D’ailleurs, il y en a déjà pas mal. Ceux qui passeront ce cap seront les mieux armés pour la suite.

L’idée c’est d’être prêt pour le moment où les choses reviendront à plus de fluidité, plus de calme. Et d’être là pour en bénéficier. Tout le travail qui a été accompli ces trois dernières années, les sacrifices endurés, les inévitables soubresauts de moral, tout ceci n’est valorisé que si je continue l’aventure. Sinon, tout ceci aura été vain.

Pour pouvoir continuer en ces temps difficiles, il faut aussi s’en donner les moyens. Ca passe par de nouveaux sacrifices mais le jeu en vaut la chandelle. Résultat, plus de rémunération pour l’instant pour laisser le maximum de liquidités dans la société. Et pour palier à cette chute de revenus, j’ai du à titre personnel aménager mon prêt immobilier personnel. A savoir la suspension pour une durée de 12 mois de l’amortissement du capital. Voilà qui devrait nous donner un peu d’air quand même.

Vous l’avez ainsi bien compris j’imagine. Vous ne vous êtes pas encore débarrassés de moi! ;)

… to be continued … (to be continued)

PS: pas loin de trois heures pour rédiger, synthétiser et peaufiner cette note. Pfiou… Je me suis déchiré sur ce coup-là!

Premières annonces avec le Diagnostic de Performances Energétiques

Posted on juillet 9th, 2008 by by Le Tribulateur

Je vous en avais parlé précédemment, les résultats du Diagnostic de Performances Énergétiques devraient petit à petit apparaître dans les annonces immobilières, un accord ayant été signé en ce sens entre les pouvoirs publics, des grands réseaux d’agences immobilières et des portails d’annonces immobilières.

Et bien, les premières annonces incorporant les résultats du DPE, à savoir les consommations énergétiques et les émissions de gaz à effet de serre, ont fait leur apparition. Ca n’a pas traîné. C’est une bonne nouvelle.

annonce-dpe Premières annonces avec le Diagnostic de Performances Energétiques

Tout ça va dans le sens d’une meilleure information des futurs acheteurs (et aussi des candidats à la location). Ce qui est plutôt positif. De votre point de vue, qu’est ce qui manque le plus souvent dans les annonces immobilières?

… to be continued … (to be displayed)

Point sur le marché - Complément

Posted on mai 19th, 2008 by by Le Tribulateur

Oups, j’ai écrit ma note donnant quelques informations sur le marché immobilier un peu vite (on va dire, encore plus vite que d’habitude) et j’ai zappé une partie que je voulais y intégrer. Je répare donc l’oublie tout de suite.

Les informations livrées ne traitaient pas du niveau des prix. Voici quelques petites indications. Qui valent ce qu’elles valent:

  • Les arrondissement de ce que j’appelle l’hypercentre (un à six) continuent de voir leurs prix monter. Sur une pente assez douce, mais ça continue d’augmenter. La “faute” aux nombreux étrangers qui y font leurs emplettes immobilières et qui n’ont pas de problèmes de pouvoir d’achat.
  • Les autres arrondissements (du sept au vingt) sont eux en stagnation. De manière générale.
  • Les communes de banlieue de manière générale ont connu une petite baisse. Certaines ne bougeant pas.
  • Il parait que la baisse est par contre franchement enclenchée en Province (hors marché pour lesquels la forte présence d’acheteurs étrangers est importante). Voilà qui va rendre du pouvoir d’achat! :)

Ce qu’on peut voir quand on observe de manière attentive le marché immobilier (ce que je fais) c’est que le marché est en train de se morceler en plein de micro-marchés qui connaissent tous des évolutions différentes.

Les chiffres que l’on peut trouver à droite et à gauche ne sont jamais que des moyennes et derrière les moyennes se cachent de grandes disparités. La certitude que l’on peut avoir aujourd’hui, c’est que l’on s’achemine vers un repli du marché en terme de prix. L’inconnue étant évidemment son ampleur et sa durée. Bien malin qui pourra le prédire.

Il est cependant certain, c’est que le début de la baisse, son ampleur et sa durée ne sera pas uniforme. On va avoir tous les différents marchés qui même s’ils vont aller dans la même direction générale vont être déphasés pendant un certain temps. Paris et autres marchés type Nice seront sans doute moins touchés voire préservés. De manière générale, il est assez envisageable de voir les centres historiques et typiques de nos belles villes française être plus résistants face au mauvais temps.

C’est un peu comme en bourse. Il y a des actions qui sont très résistantes par gros temps. Ce sont souvent les actions qui en période de beau fixe ont moins monté que le marché. On a la même chose en immobilier. Les quartiers les moins côtés ont en proportion beaucoup plus augmentés en raison d’un report important sur ces secteurs du à leur relatif aspect “bon marché”. Il y a fort à parier que ceux qui se prendront les plus gros bouillons seront ceux là.

Ceci est n’est bien évidemment que ma perception des choses. Je peux me tromper. Rendez-vous dans quelques mois pour faire le point.

Mais si je dois résumer l’idée générale de ce post, je dirais que Paris entre en résistance face à la morosité du marché.

… to be continued … (to be re-facted)

Point sur le marché

Posted on mai 16th, 2008 by by Le Tribulateur

Le marché immobilier évolue (ou n’évolue pas, au choix) de manière assez étrange en ce moment. La pénurie de biens corrects est toujours criante, et ce, depuis plus de six mois. Il faut faire avec.

Au hasard de lectures, de discussions ou autres, je suis tombé sur des chiffres-clés intéressants que je voulais partager avec vous.

  • En 2006, il fallait 20 jours pour vendre son bien immobilier en moyenne. Maintenant, il faut deux mois.
  • En 2007, il y avait 3% de refus de prêts. Nous en sommes à 10% aujourd’hui.
  • A Paris, un acheteur sur dix est un étranger.
  • Les étrangers  représentent même 40% des acquéreurs dans le secteur de Notre Dame.
  • En moyenne, sur les quatrième, cinquième, sixième et septième arrondissements, la proportion d’acheteurs étrangers est de 20% (note que sur le Marais, on doit être dans cette proportion là).
  • Il n’y a que 40 programmes neufs en cours de commercialisation à Paris. Soit 700 logements. Peanuts.

Ca vous inspire quoi tout ça?

… to be continued … (to be facted)

Eloigné

Posted on avril 24th, 2008 by by Le Tribulateur

La paradoxe du marché immobilier tel qu’il est aujourd’hui, c’est que deux mondes séparent les vendeurs et les acheteurs.

  • les vendeurs mettent en vente à des prix en continuant d’anticiper une hausse qui n’existe plus (il y a ne serait-ce que deux ans, on pouvait mettre son bien 10-15% plus cher, le marché en hausse finissait toujours par rattraper ce prix)
  • les acheteurs proposent des prix en anticipant une baisse des prix qui n’a pas lieu.

Au final, ça fait des positions assez éloignées. Alors pour que les deux se rencontrent, il y a du chemin. Pas étonnant que le marché soit grippé et manque singulièrement de fluidité.

Voilà, c’était la pensée du jour.

… to be continued … (to be aparted)

Le CD-ROM du Nouvel Observateur

Posted on septembre 13th, 2006 by by Le Tribulateur

Avec le Nouvel Observateur Spécial Immobilier, il y avait un supplément gratuit.
1000 rue et quartiers au banc d’essai:

  • transactions
  • financement
  • investir
  • qualité de vie
  • faire construire
  • charges de copropriété

Vaste programme. A la lecture du bazar, en fait, je me rends compte que c’est le numéro spécial immobilier du mois de mai 2006, qui a été mis en PDF sur un CD-ROM. Numéro que j’avais bien évidemment acheté et
disséqué. Donc aucune nouveauté pour moi. Tant pis !

… to be continued … (to be CD-ROMed)