Un espagnol vend son appartement à la loterie
Un article trouvé dans le Figaro ce matin et que je vous reproduits intégralement.
Un appartement près de Madrid pour 5 euros
Étranglé par son crédit immobilier, un chômeur monte une loterie pour vendre son appartement.
«Ce que vous allez lire ci-dessous ressemble à une farce, mais c’est loin d’en être une», commence, sur son site Web, Miguel Marina Rodriguez, un agent immobilier espagnol au chômage.
En 2005, comme des centaines de milliers de compatriotes encouragés par les promesses de la croissance espagnole, il achète, à crédit, un appartement de 70 m² dans la banlieue madrilène. «Deux chambres, une cuisine aménagée, une terrasse, un garage» : la perspective d’un avenir souriant, en somme, aux côtés de sa novia («fiancée»). Miguel Marina Rodriguez, après avoir été animateur touristique et organisateur de fêtes, s’installe enfin comme agent immobilier. Une situation professionnelle plus stable qui le pousse, donc, à acheter son appartement pour 175 000 euros, avec un crédit à taux variable.
À l’époque l’Espagne est euphorique. Madrid, chantre du «déficit zéro », est le bon élève de la zone euro, la croissance du pays ne descend pas en deçà de 3 %, le secteur de la construction est en pleine ébullition, alimenté par des taux d’intérêts très bas. Mais voilà . Le marché immobilier espagnol est aujourd’hui en chute libre, les taux sont remontés, le spectre du chômage réapparaît… Et Miguel Marina Rodriguez, qui a perdu son emploi, ne peut plus assumer ses remboursements mensuels qui atteignent maintenant un peu plus de 1 000 euros par mois.
Vendre 64 000 tickets en un anAprès avoir vainement tenté de vendre son appartement et après «des nuits sans sommeil », Miguel a eu l’idée d’organiser une loterie pour vendre son appartement. Sur son site (www.elpisodeloscincoeuros.com), il propose 64 000 tickets à 5 euros pièce, ce qui valorise son bien à 320 000 euros.
«Pour 5 euros, tu peux gagner un appartement et moi retrouver le sommeil », explique-t-il sur son site, puisque l’heureux gagnant récupérera le logement libre de droits, sans avoir à payer de frais de crédits, le notaire ou la TVA. Lancée il y a quelques jours, l’opération lui a permis de vendre 1 800 coupons. Miguel est confiant. Il se laisse un an pour écouler les 62 200 restants. Si son histoire a fait les choux gras de la presse espagnole, Miguel se voit avant tout comme une «victime » de cette fièvre immobilière qui s’est emparée de la péninsule. Et selon lui, il y en aura d’autres.
Etrange comme mode de mise en vente, isn’t it? En tout cas, c’est original!
Par contre, quelques points de repères sur les spécificités espagnoles (Vs. le marché français)
- Le marché a énormément monté sur un rythme de 20-25% par an (contre une hausse plus “modérée” en France de l’ordre de 15%) ce qui fait que quand ça s’arrête, le retournement est beaucoup plus brutal,
- La construction de logements neuf s’est faite de manière frénétique (et quelque part anarchique),
- La très grande majorité des prêts immobiliers se fait à taux variable (alors que chez nous, la très grande majorité se fait à taux fixes). Ce qui a pour conséquenses, quand les taux remontent, de faire augmenter les mensualités. Les gens ne peuvent plus faire face aux échéances. Les mensualités augmentent, et la valeur du bien baisse. Pas glop.
… to be continued … (to be sold)
PS: pour aider un copain: l’âne gourmet, produit terroir, cadeau gourmand. Serge, je passe ma première commande bientôt! Promis.
PS II: oui, on peut dire que c’est moche cet appart…


